Mon approche de la numérologie

 

 

L’être humain s’est toujours doté de systèmes symboliques pour donner du sens à ce qu’il traverse, et la numérologie en fait partie.

 

 

Sa forme moderne naît au tout début du XXe siècle, aux États-Unis, portée par Sarah Dennis (Mrs L. Dow Balliett), qui en pose les bases entre 1905 et 1908 – le mot ” numérologie ” lui-même n’apparaît qu’à partir de 1907. Le mouvement New Age diffusera ensuite ces idées à grande échelle dans les années 1970-1980, en les présentant comme une sagesse ancienne. Ce n’est pas exact : la numérologie que je pratique est une construction moderne, pas un héritage transmis depuis l’Antiquité.

 

 

Pythagore n’a laissé aucun écrit ; ce qu’on connaît de sa pensée vient d’une tradition orale tardive, reconstituée des siècles après sa mort. C’est cette absence de source vérifiable qui a permis, depuis l’Antiquité déjà, de lui attribuer des doctrines qu’il n’a jamais formulées. Balliett, en 1905, s’inscrit dans cette même tradition : elle publie ” tel qu’enseigné par Pythagore ” sans qu’aucun texte de lui ne permette de le vérifier – ni de le contredire. Je préfère le dire clairement plutôt que d’invoquer, moi aussi, cette filiation invérifiable.

 

 

Je m’en tiens à un socle de calcul stable, partagé par la majorité des numérologues occidentaux, que je confronte activement à ce que les sciences humaines et sociales savent des traits de personnalité et des cycles de développement. Là où il n’y a pas de parallèle possible, je le dis, et on interroge ensemble ce qui relève de la croyance ou de la superstition, et si c’est utile pour la suite ou pas.

 

 

Les nombres, issus de la correspondance nombres/lettres de nos nom et prénom, et de notre date de naissance, sont mis en dialogue entre eux et servent de grille de lecture pour nommer ce qui est déjà là : logiques qui se répètent, besoins, freins, ressources disponibles pour évoluer. C’est une méthode symbolique et métaphorique qui nourrit la capacité à nous décrire avec une précision et une facilité que je trouve assez étonnante.

 

 

Mais la numérologie n’est pas une méthode validée par la communauté scientifique, ce n’est pas de la divination : je ne prédis aucun événement futur, et ce n’est pas non plus de la thérapie : je ne pose aucun diagnostic.

 

 

Le tarot, comme soutien visuel et symbolique

 

 

Les premières traces du tarot remontent au XVe siècle, en Italie du Nord, où il s’agissait d’un simple jeu de cartes. Le Tarot de Marseille tel qu’on le connaît prend forme en France dès le milieu du XVIIe siècle, toujours comme jeu. Son usage divinatoire, symbolique ou métaphorique remonte au XVIIIe siècle.

 

 

Dans ma pratique, j’utilise le tarot comme support visuel, symbolique et métaphorique, et non comme outil divinatoire. Les 22 arcanes majeures viennent illustrer et enrichir la lecture d’un thème numérologique, donner une image à ce qui autrement resterait abstrait.

 

 

Le bilan de compétences, un outil de clarification

 

 

Le bilan de compétences existe, dans sa forme légale actuelle, depuis la loi du 31 décembre 1991. Plus de trente ans plus tard, son objet n’a pas changé : permettre à une personne d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et ses motivations, pour définir un projet qui lui correspond.

 

 

J’aime profondément cet outil. C’est un point d’ancrage solide pour les valeurs, les besoins, les forces et les potentiels d’une personne, et un formidable levier pour dissiper ou au moins diminuer les difficultés qui freinaient son développement.

 

 

A noter : le bilan de compétences numérologique n’est pas une formation à la numérologie éclairée par le tarot. C’est un accompagnement qui suppose une problématique ou des interrogations professionnelles réelles, que l’on s’attache à résoudre au fil des rendez-vous et qui vise à faire émerger un projet solide, puis un plan d’action concret. La numérologie et le tarot, pour leur part, nourrissent cette démarche mais ne s’y substituent pas.

 

 

Mon manifeste

 

Je suis curieuse d’esprit, et c’est d’ailleurs ce qui m’a menée à la numérologie et au tarot. Mais cette curiosité ne prend jamais le pas sur le discernement ni sur le libre arbitre, deux valeurs que je chéris profondément.

 

 

Je ne détiens pas la vérité, et je fais tout mon possible pour éviter les dogmes. Pour moi, la numérologie doit rester ouverte et constructive : elle offre une liberté de penser, et le droit de s’autoriser à expérimenter – à condition que ce soit sans danger pour l’intégrité matérielle et psychique de la personne.

 

 

Ma méthode est là pour ouvrir le champ des possibles, pas pour enfermer dans des cases. Cette liberté ne se prend jamais au détriment du cadre légal et réglementaire qui encadre ma pratique, que ce soit celui du bilan de compétences ou, plus largement, celui qui protège toute personne accompagnée.

 

Et la rigueur qui protège la numérologie et le tarot d’une dérive vers la croyance non questionnée est une rigueur que je m’impose personnellement, sans influence extérieure, et sans souscrire à aucun dogme.

 

Il y a sans doute autant de numérologies que de numérologues : la mienne est celle que je viens de décrire, et si elle laisse ouvert le champ des possibles, elle laisse également la place aux objections, aux interrogations, au débat d’idées, quand ils sont là pour nourrir le dialogue.

 

Les objections construites ont leur place ici, et je les accueille volontiers. Les attaques gratuites n’en ont aucune.

 

Déontologie

 

Les rendez-vous sont un espace d’échange, où les nombres et les cartes sont le point d’appui d’une réflexion partagée. C’est pourquoi je n’envoie jamais de thème par écrit sans rendez-vous préalable.

 

Je m’interdis tout prosélytisme, influence ou abus de position.

 

Si une situation me semble dépasser mon champ de compétence, je m’autorise à orienter vers un professionnel plus approprié. Par ailleurs, je m’astreins moi-même à un travail régulier sur ma pratique (formation continue, temps de recul).

 

Mon engagement porte sur les moyens que je mets en œuvre, et non sur un résultat garanti. Pas plus que je ne peux garantir l’usage qui sera fait par la personne de ce que nous aurons vu ensemble en rendez-vous.

 

Je ne conçois ni la numérologie ni le tarot comme un modèle à suivre coûte que coûte, mais comme des supports de réflexion.

 

Tout ce qui est partagé en séance reste strictement confidentiel, et aucune information n’est transmise à des tiers, sauf obligation légale expressément prévue.